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Vélotaf et cycle menstruel : comment adapter son trajet à vélo selon sa phase du mois
Certains matins, tu enfourches ton vélo et tu as l’impression de voler. Tu pédales sans effort, tu arrives au bureau énergisée, souriante. D’autres jours, sur le même trajet, dans les mêmes conditions, chaque coup de pédale est une épreuve. Tu te demandes ce qui cloche. Si tu as mal dormi. Si tu es « juste pas en forme ». Ce n’est pas dans ta tête. C’est ton cycle menstruel. Pourtant, c’est un sujet qui reste tabou. On parle de casques, d’antivols, de pistes cyclables. Rarement de ce qui se passe dans le corps des femmes qui pédalent tous les jours pour aller au bureau. On y remédie aujourd’hui.
Le cycle menstruel : un cycle sportif méconnu
Le cycle menstruel dure en moyenne 28 jours, avec des variations normales entre 21 et 40 jours selon les femmes. Il se divise en quatre phases distinctes, chacune gouvernée par des hormones différentes qui influencent directement l’énergie, la récupération, la tolérance à l’effort et même la régulation thermique. Ce que la recherche montre est clair : entre 37 et 63 % des femmes sportives ne ressentent aucun effet négatif de leurs règles sur leurs performances (Ellesfontduvelo.com, d’après une synthèse d’études sur le cyclisme féminin). Et pour celles qui en ressentent, comprendre sa phase change tout, pas pour s’arrêter de pédaler, mais pour pédaler mieux et plus intelligemment.
Phase 1 – Les règles (J1 à J5) : pédale doucement, sans culpabilité
Le premier jour des règles marque le début du cycle. Les œstrogènes et la progestérone sont à leur niveau le plus bas. Tu peux ressentir de la fatigue, des crampes, un ventre lourd. Pour beaucoup de vélotafeuses, ce sont les jours où l’idée de prendre le métro devient tentante. Bonne nouvelle : continuer à pédaler est non seulement possible, mais bénéfique. Le vélo urbain, pratiqué à effort modéré, libère des endorphines qui agissent comme des analgésiques naturels. Une étude de l’Université des Sciences Médicales de Mashhad a montré des améliorations significatives des symptômes de dysménorrhée après huit semaines de sport d’endurance régulier, dont le vélo (source : Cyclotest.fr, « Cycle et sport », mai 2025). Le cyclisme étire également les muscles pelviens, ce qui contribue à réduire les crampes. Ce qu’il faut faire en vélotaf : ne pas te fixer d’objectif de vitesse ou de performance. Ton trajet habituel, à ton rythme, sans pression. Si la fatigue est vraiment trop importante, c’est aussi un signal à respecter.
Phase 2 – Phase folliculaire (J6 à J13) : ta fenêtre de superpouvoirs
C’est la meilleure période du cycle pour le vélotaf, et probablement les jours où tu te sens le plus « en forme sans raison ». Les œstrogènes montent progressivement, entraînant un regain d’énergie, une meilleure endurance et une récupération musculaire accélérée. Une étude de l’Université de la Ruhr à Bonn a montré que la force musculaire maximale augmente de façon significative pendant la phase folliculaire (source : Cyclotest.fr, « Cycle et sport », mai 2025). La tolérance à la chaleur est meilleure, la transpiration moins importante, le rythme cardiaque plus stable. C’est le moment idéal pour repousser ses seuils : tenter un itinéraire plus long pour aller au bureau, prendre la côte sans s’arrêter, augmenter le rythme. Ce qu’il faut faire en vélotaf : profite. Ton corps est prêt pour l’effort. C’est aussi le bon moment pour tester un nouvel itinéraire, une nouvelle selle, ou d’augmenter légèrement la fréquence de tes trajets.
Phase 3 – L’ovulation (vers J14) : pic d’énergie, vigilance sur la route
L’ovulation marque l’apogée des capacités physiques. Le pic d’œstrogènes crée des conditions physiologiques optimales : coordination neuromusculaire au sommet, réactivité accrue, endurance maximale (source : Ergysport.com, « Gérer son sport en fonction de son cycle menstruel », mars 2026). Beaucoup de femmes décrivent cette journée comme celle où elles se sentent le plus confiantes sur leur vélo. Un bémol à connaître : autour de l’ovulation, l’élasticité des ligaments change sous l’effet du pic hormonal, augmentant légèrement le risque de blessure en cas de mouvement brusque ou de chute (source : Cyclotest.fr ; Ellesfontduvelo.com). Sur le vélo en ville, cela signifie rester attentive aux surfaces glissantes, aux pavés mouillés, et éviter les freinages d’urgence inutiles. Ce qu’il faut faire en vélotaf : profite de l’énergie mais reste concentrée sur la route. Un échauffement un peu plus long si tu prévois un trajet intensif.
Phase 4 – Phase lutéale (J15 à J28) : l’art de s’écouter sans culpabiliser
La progestérone prend le relais après l’ovulation. L’énergie baisse progressivement, la récupération ralentit, la température corporelle monte d’environ 1°C, ce qui explique pourquoi tu transpires plus vite à l’effort pendant cette phase. Les performances d’endurance sont légèrement inférieures à celles de la phase folliculaire. C’est souvent la période du « je n’ai pas envie » et du « je suis moins bonne qu’avant ». Sauf que ce n’est pas une question de volonté : c’est de la physiologie. Le syndrome prémenstruel (SPM) peut ajouter inconfort, rétention d’eau et irritabilité. Il a cependant été démontré que l’exercice d’intensité modérée, comme le vélotaf quotidien, aide à réduire les symptômes du SPM (source : Liv Cycling, « Comment faire du vélo avec ses cycles menstruels », d’après les travaux de la chercheuse Stacy Sims, ROAR, 2016). Ce qu’il faut faire en vélotaf : maintenir la régularité plutôt que l’intensité. Ton trajet habituel à ton rythme habituel vaut mieux qu’un effort forcé qui t’épuise. Et si tu arrives deux minutes plus tard que d’habitude, c’est parfaitement acceptable.
Le vélotaf, meilleur allié du cycle menstruel
Ce qui est frappant dans toutes les données disponibles sur cycle menstruel et vélo urbain, c’est que la pratique régulière du vélotaf est globalement bénéfique sur l’ensemble du cycle, pas seulement pendant les bonnes phases. La pratique quotidienne du vélo en ville améliore la régulation hormonale sur le long terme, réduit les symptômes douloureux des règles, stabilise l’humeur grâce aux endorphines libérées à chaque trajet et améliore la qualité du sommeil, qui influe directement sur la façon dont on vit chaque phase du cycle.
En d’autres termes : plus tu pédales régulièrement, mieux tu vis ton cycle. Le vélotaf ne doit pas s’adapter à ton cycle, c’est l’inverse qui finit par se produire. Comment adapter concrètement son vélotaf au cycle La clé est simple : noter ses sensations. Pendant deux ou trois mois, jots quelques mots après chaque trajet, niveau d’énergie, ressenti à l’effort, humeur. Des applications comme Clue, Flo ou Natural Cycles permettent de croiser ces données avec les phases du cycle. En quelques semaines, les patterns deviennent évidents et prévisibles. Une fois que tu connais ta fenêtre de superpouvoirs (phase folliculaire) et ta phase de récupération (phase lutéale), tu peux organiser tes efforts en conséquence, sans forcer, sans culpabiliser.
La tenue, un détail qui compte aussi
Pendant les phases où la rétention d’eau et les ballonnements sont plus présents (phase lutéale), le confort de la tenue sur le vélo devient encore plus important. Une ceinture rigide ou une coupe serrée qui convient parfaitement le reste du mois peut devenir inconfortable ces jours-là. C’est l’une des raisons pour lesquelles la jupe Windy a été conçue avec une ceinture élastique à l’arrière et un tissu fluide qui ne comprime pas : pour que ton confort ne dépende pas du jour du mois. Aller au bureau à vélo doit rester agréable, quelle que soit ta phase. Le cycle menstruel est un sujet encore trop peu abordé dans l’univers du vélotaf. Chez Millie en Ville, on croit que les femmes méritent des informations concrètes pour pédaler en ville en accord avec leur corps et des vêtements pensés pour elles, à toutes les étapes.
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Sources : Cyclotest.fr — Cycle et sport (mai 2025) — Université des Sciences Médicales de Mashhad (dysménorrhée et sport d’endurance) ; Université de la Ruhr à Bonn (force musculaire et phase folliculaire). cyclotest.fr/cycle-menstruel-quel-sport Ellesfontduvelo.com — Vélo et menstruations : hop sur la selle ! (2015) — données sur les performances des cyclistes pendant leurs règles ; laxité ligamentaire et cycle hormonal. ellesfontduvelo.com Ergysport.com — Gérer son sport en fonction de son cycle menstruel (mars 2026) — coordination neuromusculaire à l’ovulation ; triade de l’athlète féminine. ergysport.com Liv Cycling — Comment faire du vélo avec ses cycles menstruels — synthèse des travaux de Stacy Sims, chercheuse en physiologie de l’exercice à l’Université d’Auckland, auteure de ROAR : How to Match Your Food and Fitness to Your Unique Female Physiology (2016). liv-cycling.com Palasiet.com — Cycle menstruel : comprendre ses 4 phases et leurs effets (juin 2026) — description des phases et impact hormonal sur l’énergie et la performance. palasiet.com Cycliste.ch — Le cyclisme au féminin : pédalez au rythme de votre cycle (février 2024) — adaptations pratiques par phase pour les cyclistes. cycliste.ch U-Trail.com — Courir pendant les règles : les femmes courent plus vite pendant la phase folliculaire (février 2025) — rappel des 4 phases et leur impact sur les performances physiques et cognitives. u-trail.com



